Le Bal est Fini, le programme choc d'un esprit libre (extrait)



Mon objectif prioritaire, comme je l’ai dit à plusieurs reprises, est double : libérer la compétitivité des entreprises et renforcer l’efficacité de l’État. Cet objectif est de permettre à notre économie d’atteindre une croissance de 2,5 % par an, d’entraîner une baisse réelle du chômage en même temps qu’une augmentation du pouvoir d’achat. Pour cette raison, et avant de présenter l’ensemble des mesures immédiates que je veux mettre en œuvre, je souhaite exposer ma première décision qui conditionne toutes celles qui suivent. La plupart de ces décisions, ou mesures, devront être prises par ordonnance.

La mesure phare

Diminuer les charges patronales de 20 % sur tous les salaires et préserver la diminution de 30 % sur les salaires compris entre le SMIC et 1,6 SMIC (lié aux avantages de la loi Fillon et au CICE). C’est la seule mesure qui puisse mettre la compétitivité de nos entreprises au niveau de celle de nos concurrents. Un important emprunt sur 10 ans, au taux de 0,3 % sera fait deux années de suite afin de permettre ces baisses des charges patronales. De ce fait la relance de l’activité sera assez rapide vu que notre meilleure compétitivité amènera des millions de commandes chez nos entrepreneurs et la création de 500 000 entreprises supplémentaires. Les résultats sur les rentrées d’argent pour l’État ne seront naturellement pas immédiates mais la baisse du coût du chômage, les rentrées de TVA, les impôts directs et indirects seront supérieurs au coût des remboursements et des intérêts se feront sentir dès la troisième année

Revoici une explication précise de ce plan stratégique et inédit. Prenons d’abord en compte que 1 % de charges sociales correspond à 5,4 milliards d’euros et 1 % de TVA équivaut à 9 milliards d’euros. Calculons alors le coût de l’exonération de toutes les charges patronales de 20 % sur tous les salaires. Cela correspond à 20 % multiplié par 5,4 soit 108 milliards d’euros. Où prendre cet argent ? Il faut donc trouver en tout 108 milliards arrondis à 116 du fait de la hausse de la TVA non appliquée sur l’alimentaire et les restaurants et aussi du fait que l’on conserve les 30 % de baisse des charges sociales patronales sur les petits salaires. Je préconise d’augmenter la TVA de 2 %. Si 1 % de TVA ramène 9 milliards d’euros, 2 % correspondent à 18 milliards d’euros. Les 20 milliards d’euros du CICE correspondant aux 6 % de réduction sur les bas salaires (jusqu’à 2,5 % du smic) reversés aux sociétés devraient désormais revenir à la sécurité sociale et non plus aux entreprises. Certains candidats à l'élection présidentielle parlaient de 45 milliards d’euros mais ceci correspond au cumul depuis le début de la mesure il y a bientôt 3 ans.

À cela s’ajoute l’argent du plan Fillon toujours en place qui diminue donc les charges salariales patronales de 30 % jusqu’à 1,6 SMIC sauf sur les accidents du travail et maladies professionnelles et les allocations familiales. Le coût est de 30 milliards d’euros par an. Le total des sommes serait donc de 18 milliards (TVA) + 20 milliards (CICE) + 30 milliards (Fillon) = 68 milliards d’euros. Pour financer ce plan, il manquera donc de l’argent les deux premières années, le temps d’avoir les résultats de cette mesure. On aura donc à emprunter en deux ans : 116 milliards moins 68 milliards, soit 48 milliards d’euros par an.

Ceci est un extrait du livre « Le Bal est Fini » écrit par Yves Bontaz paru aux Éditions Jean Picollec. (ISBN: 978-2-86477-461-7). Prix : 14 euros.

Reproduit ici grâce à l'aimable autorisation de l'auteur et des Éditions Jean Picollec.


Yves Bontaz

Yves Bontaz est un entrepreneur français, né le 25 août 1938. Aujourd'hui à la retraite, il a créé plusieurs entreprises dans le domaine du décolletage et de l'équipement automobile dans la vallée de l'Arve, en Haute-Savoie.

Il vient de publier "Le bal est Fini" aux Éditions Jean Picollec où il propose au nouveau Président de la République ses solutions économiques libérales.