Couvre-feu, « bétaillère à virus » et discothèques. Le 18h du 14 octobre 2020 de PolitiqueMatin.fr

20 %
En Île-de-France, seuls 20% en transports collectifs

Couvre-feu, « bétaillère à virus » et discothèques. Retour sur l'actualité politique du mercredi 14 octobre 2020.

Levée de l'opposition contre le potentiel couvre-feu

Alors qu'Emmanuel Macron devrait annoncer de nouvelles mesures pour lutter contre le Covid-19, ce mercredi 14 octobre lors d'une interview sur TF1 et France 2, les oppositions se lèvent contre la mise en place d'un couvre-feu et blâment le manque d'anticipation de l'exécutif.

À gauche comme à droite, les oppositions sont sur la même longueur d'onde. L'annonce d'un couvre-feu serait l'aveu de l'échec de la politique sanitaire du gouvernement et de son manque de préparation. Cependant, si certains sont persuadés qu'une telle mesure ne sera pas respectée, comme le patron de EELV, Julien Bayou, chez les Républicains Aurélien Pradié en appelle au civisme de chacun.

Également en cause le manque de cohérence qu'une telle mesure représenterait alors que pour Julien Bayou, les transports en commun ressemblent « parfois à des bétaillères à virus, des clusters roulants ».

Le Sénat s'oppose à la fermeture des bars et des discothèques

Si la moyenne d'âge du Sénat atteint les 71 ans, les sénateurs ont à coeur la vie nocturne des Français. Dans la nuit du mardi 13 octobre au mercredi 14 octobre 2020, les sénateurs ont rejeté le projet de loi visant à prolonger le régime transitoire de sortie de l'état d'urgence sanitaire. Ce dernier permettait notamment la mise en place de mesures exceptionnelles, telles que la fermeture des bars et discothèques, la limitation du droit de manifestation…

Le rapporteur la mesure, Philippe Bas (LR) a déclaré : « Nous ne souhaitons pas vous laisser mettre en place un système permanent de pouvoirs exceptionnels ». Parmi les amendements acceptés par les occupants du Palais du Luxembourg, celui proposé par les sénateurs socialistes qui supprime « la possibilité, pour les pouvoirs publics, de prononcer des interdictions absolues. »

Face à ce rejet, le ministre de la Santé, Olivier Véran a immédiatement réagi : « Vous avez voté une disposition qui, si elle devait être appliquée, empêcherait à tout moment de fermer une catégorie d'établissements quelles que soient les conditions sanitaires (…) Vous avez voté (...) la réouverture des bars, la réouverture des discothèques de toutes les villes de France. C'est un fait. »