Des élus de gauche s'engagent avec le #NoëlsansAmazon

6,3 MILLIARDS $
Le bénéfice net de la firme américaine au troisième trimestre est de
6,3 milliards de dollars.

Rien ne va plus pour le géant du e-commerce Amazon, attaqué de toute part depuis quelques semaines. En cause, l'explosion de ses ventes durant ce second confinement, face à des petits commerçants fermés pour cause de Covid-19. « Une injustice insupportable » pour les signataires de la tribune « Stopper Amazon avant qu'il ne soit trop tard » et instigateur du hashtag déjà populaire #NoëlsansAmazon.

Noël se fera sans Amazon

« Cher Père Noël, cette année, nous prenons l'engagement d'un #NoëlSansAmazon ». C'est avec une pointe d'humour mais sérieux que de nombreux élus se sont engagés à se passer de la plateforme de e-commerce Amazon pour Noël. Parmi eux, la maire de Paris Anne Hidalgo, les maires écologistes de Grenoble, Lyon et Poitiers, le député Insoumis François Ruffin.

L'engagement est clair, se passer d'Amazon pour ses achats de Noël et prioriser les petits commerçants fermés durant ce second confinement à quelques semaines d'une période économique cruciale et indispensable à leurs survies.

Le hashtag s'est rapidement répandu sur Twitter et a même était repris en Italie qui se joint au mouvement avec le hashtag Natale senza Amazon. Un mouvement qui prend des airs de boycott du géant Américain, qui au troisième trimestre de 2020 voyait ses bénéfices nets triplés alors que ceux des petits commerçants s'écroulaient à l'approche du nouveau confinement.

Les signataires souhaitent une législation plus ferme

Les personnalités à l'origine de cette initiative de Noël sans Amazon, demandent également à trouver, sous leur sapin le matin de Noël, des lois freinant le développement du géant Américain sur le territoire national.

Si Amazon France rappelle que depuis dix ans, le groupe a permis la création directe de 9.300 emplois en France, le maire de Grenoble, Éric Piolle contre-attaque sur BFMTV « On ne peut pas laisser Amazon détruire nos emplois. Pour un emploi créé par Amazon, ce sont quatre emplois détruits dans nos villes et nos villages ».


Quitterie Desjobert

Journaliste économique et politique