Interdiction de choquer et changement de droit. Le 18h du 16 novembre 2020 de PolitiqueMatin.fr

46,94 %
En 2007, Ségolène Royal avait obtenu 46,94 % des voix au second tour
de l'élection présidentielle.

Interdiction de choquer et changement de droit. Retour sur l'actualité politique du lundi 16 novembre 2020.

Ségolène Royale critiqué pour son « interdiction de choquer »

L'ancienne finaliste à la présidentielle, Ségolène Royale invitée de CNews, lundi 16 novembre 2020, a défendu le droit à la liberté d'expression en lui ajoutant une « limite », celle de la « fraternité », présente dans la devise française. « On a une devise française, 'Liberté, Egalité, Fraternité', donc la liberté oui mais la liberté ce n'est pas le droit de faire n'importe quoi. (…) La fraternité vient rééquilibrer la liberté. C'est quoi, la fraternité ? C'est l'interdiction de choquer, d'humilier, c'est la prise en considération de la souffrance des autres ».

Une prise de position vivement critiquée par les élus de droite comme de gauche. Guillaume Lacroix, président du Partie radical de gauche a réagi rappelant la situation actuelle. « Ségolène (Royal) crée le délit de blasphème et oublie accessoirement que l'équilibre, aujourd'hui, c'est celui entre des crayons et des kalachnikovs ou des décapitations ».

Emmanuel Macron : « Je ne vais pas changer mon droit parce qu'il choque ailleurs »

Interviewé par le New-York Times et par la revue Grand Continent, le président de la République Emmanuel Macron a critiqué la position de certains médias anglo-saxons face à la couverture des attentats en France. Regrettant que « dans ce contexte, de nombreux journaux qui, je pense, viennent de pays qui partagent nos valeurs, qui écrivent dans un pays qui est l'enfant naturel des Lumières et de la Révolution française, et qui légitiment ces violences, qui disent que le cœur du problème, c'est que la France est raciste et islamophobe ».

Emmanuel Macron regrettent également la réaction de certains politiques internationaux « On a eu, de manière structurée, des dirigeants politiques et religieux d'une partie du monde musulman - qui a toutefois intimidé l'autre, je suis obligé de le reconnaître - disant : ils n'ont qu'à changer leur droit . Ceci me choque, je suis pour le respect des cultures, des civilisations , mais je ne vais pas changer mon droit parce qu'il choque ailleurs ».

« Chaque comportement qui n'est pas citoyen peut tuer » estime Gérald Darmanin

Le ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin a réagi lundi 16 novembre 2020 à la soirée sauvage qui a rassemblé plus de 300 invités vendredi 13 novembre au soir dans la ville de Joinville-le-Pont dans le Val-de-Marne. L'hôte de la soirée a été mis en examen pour mise en danger d'autrui notamment. Le ministre a rappelé que « chacune et chacun (devait) avoir un comportement individuel qui est un comportement citoyen, car chaque comportement qui n'est pas citoyen peut tuer ».

Le maire de la ville estime pour sa part que cette soirée « est un acte criminel » qui pourrait vraisemblablement se transformer en cluster géant, puisque l'un des invités appréhendé par les forces de l'ordre s'est avéré positif au Covid-19.


Quitterie Desjobert

Journaliste économique et politique