De ministre à scénariste et filmer oui, traquer les policiers non. Le 18h du 18 novembre 2020 de PolitiqueMatin.fr

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La côte d'adhésion d'Edouard Philippe est de 51% en novembre 2020.

De ministre à scénariste et filmer oui, traquer les policiers non. Retour sur l'actualité politique du mercredi 18 novembre 2020.

Edouard Philippe planche sur une adaptation de son roman Dans l'ombre

De Premier ministre à scénariste, il n'y a qu'un pas, qu'Edouard Philippe s'apprête à franchir. L'ancien Premier ministre et actuel maire du Havre a révélé au Point qu'il travaillait sur une adaptation en série de son livre Dans l'ombre. Le roman qui fait plonger le lecteur dans les coulisses d'une élection présidentielle devrait avoir le droit à une adaptation aux airs de Baron noir, Marseille ou encore À la Maison Blanche.

Edouard Philippe a ainsi décrit son projet comme étant « une œuvre de fiction qui a pour vocation d'apporter du plaisir à celles et ceux qui la verront. On travaille avec une équipe de scénaristes dont c'est le métier. Et on essaie de dire des choses qui ne seront pas caricaturales sur la politique, qui reste, au fond, quelque chose de très exaltant, de dur et de pas toujours glorieux - mais pas non plus méprisable ».

Gérald Darmanin : « Filmer oui, traquer les policiers non »

Invité sur Europe 1, mercredi 18 novembre 2020, le ministre de l'Intérieur a réagi à la manifestation qui a eu lieu mardi soir aux abords de l'Assemblée nationale pour manifester contre l'article 24 du projet de loi sur la sécurité globale. Pour le ministre les choses sont claires, « ce texte va gêner un certain nombre de personnes qui n'aiment pas la police mais notre travail est de protéger les policiers et les gendarmes très largement attaqués ces derniers temps. Vous avez vu que leur agression a doublé, il y a plus de vingt policiers qui sont blessés chaque jour en intervention » .

Il rappelle cependant que le projet de loi garantit toujours la liberté d'informer « Les journalistes pourront toujours filmer, diffuser les images. Les citoyens pourront toujours filmer les opérations de police et s'ils voient des choses qui sont contraires à la déontologie des les adresser au Procureur de la République ».

Le ministre résume le texte en une phrase « Filmer oui, traquer les policiers non ».

Eric Dupont-Moretti défend son budget bec et ongles

Le ministre de la Justice Eric Dupont-Moretti a défendu mardi 17 novembre, devant la commission des lois du Sénat, le budget alloué à la justice. Le ministre l'a qualifié d'historique présentant « un budget en forte hausse, plus de 8%, soit 607 millions d'euros supplémentaires, c'est-à-dire plus du double de l'augmentation votée ».

Le but de ce budget pharaonique est de réduire les délais de jugement et « améliorer le fonctionnement de la justice en général ». Le ministre s'est ensuite risqué à la métaphore « Nous avons envie de sucres rapides. C'est-à-dire qu'on sente tout de suite l'effet des personnels qu'on embauche. », La sénatrice LR Muriel Jourda n'a pas manqué de lui « parler diététique » demandant « Entendez-vous transformer ces sucres rapides en sucres lents ? »

Gabriel Attal à contre courant

Alors que tous les ministres évoquent le déconfinement prochain et la réouverture des magasins, le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal va à contre courant. Le porte-parole a averti les Français, le pays est encore « loin du déconfinement ».

« Nous ne sommes pas du tout au déconfinement, on en est même loin. On parle d'une adaptation éventuelle du confinement à partir du 1er décembre si la situation sanitaire nous le permet ». Ainsi si l'on en croit Gabriel Attal, lors de son allocution la semaine prochaine, Emmanuel Macron n'annoncera pas le déconfinement mais des mesures pour assouplir le confinement afin de permettre aux commerçants de mener à bien leur période de Noël.


Quitterie Desjobert

Journaliste économique et politique