Un objectif non atteint et une « loi contre l'islamisme ». Le 18h du 7 décembre 2020 de PolitiqueMatin.fr

54 %
54% des Français pensent que la lutte contre le séparatisme islamiste
comme tout à fait prioritaire.

Un objectif non atteint et une « loi contre l’islamisme ». Retour sur l’actualité politique du lundi 7 décembre 2020.

Olivier Véran admet que l'objectif du 15 décembre ne sera pas atteint

Le ministre de la Santé, Olivier Véran, a admis que l'objectif des 5.000 cas par jour ne serait pas atteint pour le 15 décembre 2020, date du début de la seconde phase de déconfinement. « Les chiffres remontent, ils n'atteindront pas les 5.000 cas par jour d'ici au 15 décembre », a-t-il indiqué lundi 7 décembre lors d'un comité de liaison parlementaire selon LCI.

Cette annonce, met en péril la mise en route de la seconde phase de déconfinement annoncé par Emmanuel Macron le 24 novembre dernier. Pour amoindrir un peu plus l'espoir de cette seconde phase, le professeur Salomon dressera un point de la situation sanitaire lundi à 18h. Une conférence surprise qui risque d'en stresser plus d'un.

Marine Le Pen aurait voulu nommer « la loi contre le séparatisme », « loi contre l'islamisme »

La présidente du Rassemblement nationale invitée sur LCI, dimanche 6 décembre 2020, reprochait au projet de « loi contre le séparatisme » de s'attaquer à l'ensemble de la population. Selon elle, un texte ciblé sur la lutte contre l'islamisme aurait été préférable.

« Cela a été le séparatisme, puis cela a été la laïcité, puis on glisse vers un vague renforcement des principes républicains. Je crains qu'on soit en train de vider la loi de sa véritable substance. (…) En Marche fait comme d'habitude. Plutôt que de s'attaquer à certains, parce que pour cela, il faut du courage, on va s'attaquer à tout le monde, et on va appliquer une loi qui va s'attaquer à la liberté de tous », a déclaré Marine Le Pen.

Jordan Bardella en faveur du maintien de l'école à la maison

Invité de France Info lundi 7 décembre 2020, le numéro deux du Rassemblement national, Jordan Bardella, s'est prononcé en faveur du maintien de l'école à la maison. « Pour combattre les dérives de quelques uns, on fait reculer les libertés de tous », a-t-il déclaré en réaction à la mesure du gouvernement visant à l'interaction de l'éducation à la maison.

« Moi je suis plutôt favorable à la scolarisation obligatoire dès trois ans, pour tous à l'école », a cependant tempéré Jordan Bardella, refusant cependant que l'on prive de leurs droits les parents ayant fait le choix de cette éducation.


Quitterie Desjobert

Journaliste économique et politique