Vacances de février : vous pourrez partir... sauf si vous on vous l'interdit

47 %
47% des Français accepteraient un troisième confinement selon l'Ifop.

Les vacances de février arrivent à grands pas pour les élèves de la zone A qui seront en congé dès vendredi 5 février au soir. Face à la situation sanitaire incertaine, il est difficile de planifier quoi que ce soit, pourtant le gouvernement tente de se montrer rassurant.

L'épée de Damoclès du « pour l'instant »

Si le gouvernement se veut rassurant sur la situation sanitaire et encourage les ménages à planifier leurs vacances de février, une épée de Damoclès se tient au-dessus de la tête des Français, le « pour l'instant » ajouté dans chaque phrase se voulant rassurante. Interrogé par BFMTV, mardi 2 février 2021, le secrétaire d'État chargé du Tourisme, Jean-Baptiste Lemoyne, n'a pas dérogé à cette règle.

Interrogé sur la possibilité de se déplacer entre les régions durant les vacances, le secrétaire d'État a eu une réponse prudente : « Pour l'instant, les Français peuvent partir » rappelant que pour le moment, il n'y avait pas « de restrictions dans les déplacements entre les régions, hormis pour les régions ultramarines ». Le « pour l'instant » frappe à nouveau. Cependant, Jean-Baptiste Lemoyne préfère que les Français sachent à quoi s'attendre, leur rappelant notamment que « si à un moment il y a un emballement » épidémique, de nouvelles mesures restrictives pourraient entrer en oeuvre.

La ministre déléguée chargée du Logement, Emmanuelle Wargon, s'est elle aussi fendu d'un petit « pour l'instant » en évoquant les vacances scolaires de février. « Pour l'instant, il n'y a pas de restrictions de circulation. (…) Les vacances peuvent avoir lieu. Après bien sûr, comme vous le savez, nos décisions évoluent tous les jours, tous les quelques jours au fur et à mesure de l'évolution du virus. (...) Les choses peuvent toujours évoluer » a-t-elle expliqué sur BFM/RMC.

Des vacances maintenues « pour l'instant » mais pas de ski

Si vacances il y a, les remontées mécaniques ne seront pas de la partie. Malgré les demandes des acteurs du secteur montagnard, le gouvernement a pris la décision de maintenir la fermeture des remontées mécaniques pendant le mois de février, la situation sera cependant réexaminée pour le mois de mars. Le scénario d'une saison blanche pour les stations de ski se profile cependant dangereusement à l'horizon.

Si les remontées sont fermées, il reste possible de passer ses vacances à la montagne mais il ne faudra pas compter sur les télésièges et télécabines pour atteindre le haut des pistes, il faudra grimper à la sueur de son front.


Quitterie Desjobert

Journaliste économique et politique