Les rassemblements en extérieur de plus de six personnes vont être verbalisés

135 EUROS
Le non-respect des règles sanitaires est puni d'une amende de 135
euros.

Déjà interdits par le décret du 29 octobre 2020, les rassemblements de plus de six personnes en extérieur vont être verbalisés, a annoncé mardi 23 mars 2021, le ministre de l'Intérieur.

Verbalisation des rassemblements illégaux

Après le rassemblement de 6.500 Marseillais lors d'un carnaval sauvage, dimanche 21 mars 2021, le ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin, a décidé de durcir le ton. Dans une note, envoyée mardi 23 mars 2021 aux préfets, le ministre a d'abord rappelé que, depuis le décret du 29 octobre 2020, les rassemblements de plus de six personnes en extérieur étaient interdits. Une interdiction que beaucoup de Français ont depuis longtemps oubliée.

Gérald Darmanin a donc demandé aux préfets d'être plus stricts dans l'application de cette mesure sanitaire en renforçant les contrôles mais également en verbalisant tous les contrevenants à cette mesure. Si la mesure doit être appliquée en priorité dans les seize départements en très forte tension, elle a vocation à couvrir l'ensemble du territoire français.

Les rassemblements autorisés dans certains cas

L'interdiction de se rassembler à plus de six personnes en extérieur et dans l'espace public ne touche cependant pas tous les cas de rassemblements. Ainsi, Gérald Darmanin rappelle que la mesure ne s'applique pas aux manifestations autorisées par la préfecture, ni aux cérémonies religieuses, comme les enterrements. Il reste également possible de se rassembler à plus de six, dans le cadre d'une activité professionnelle ou pour la pratique d'un sport en extérieur.

Outre les renforcements des contrôles pour cette mesure en particulier, Gérald Darmanin demande aux préfets d'être plus vigilants quant au respect du couvre-feu. Les préfets devront également renforcer les contrôles des commerces pour lutter contre les établissements « qui ouvrent clandestinement ». Dans le cas des manifestations, les préfets sont invités à « envisager l'interdiction dès que les critères de droit sont réunis ».


Quitterie Desjobert

Journaliste économique et politique