La crise sanitaire fait reculer l'égalité entre les hommes et les femmes

78,4 %
La France obtient la 16ème place du classement général avec un score
de 78,4%.

Le rapport du Forum de Davos paru mercredi 31 mars 2021, met en avant que la crise sanitaire a eu un impact négatif sur l'égalité entre les hommes et les femmes.

Un constat globalement négatif

Paru mercredi 31 mars 2021, le rapport sur les inégalités entre les hommes et les femmes du World Economic Forum (WEF), organisateur du Forum de Davos; met en exergue que la crise sanitaire a eu un effet négatif sur l'égalité entre les hommes et les femmes. Si certaines améliorations sont observées dans quelques pays, globalement la tendance est au recul. Si cette édition compte trois nouveaux membres portant à 156 le nombre de pays étudiés, les différences notées l'ont été par rapport aux 153 déjà étudiés l'an dernier.

Ainsi, le rapport note un écart de 0,6% par rapport à la situation d'avant crise sanitaire. Dans le détail, le WEF estime que 98 pays ont tout de même connu une amélioration de leur situation antérieure mais que dans 55 pays les inégalités entre les hommes et les femmes se sont creusées. Le WEF estime qu'il faudrait 135 ans pour faire disparaître totalement les écarts.

La crise sanitaire est à l'origine de cette détérioration de l'égalité hommes-femmes. Le rapport met en avant que les corps de métiers les plus durement touchés par la pandémie étaient en majorité composés de femmes. La crise a donc fragilisé un peu plus la situation des femmes à travers le monde.

Les pays du Nord, bons élèves

Pour réaliser son classement, le WEF se base sur quatre grands thèmes de travail, les opportunités économiques, l'éducation, la santé et la place en politique. Il attribue ensuite un pourcentage à chaque pays, le 100% représentant l'égalité parfaite. Ainsi, plus le pourcentage d'un pays est élevé plus l'égalité entre les hommes et les femmes y est forte.

Le rapport met en avant que dans le domaine de l'égalité économique 58% des inégalités ont été réduites. Un score qui reste encore trop faible puisque selon le WEF, il faudrait deux siècles et demi pour gagner les 42% restants. Le domaine de l'éducation est celui où les inégalités ont été les plus fortement gommées avec un score de 95%. Le mauvais élève reste le domaine de la politique qui recule un peu plus. Avec un score d'égalité hommes-femmes de 22% en 2020, le domaine politique enregistre un recul de 2,4 points par rapport à 2019.

Ainsi, en 2020, l'Islande conserve sa place en tête du classement avec un score de 89,2%, suivi par la Finlande, la Norvège et la Nouvelle-Zélande. Du côté des mauvais élèves l'Afghanistan qui faisait son entrée dans le classement en 2020 occupe la 156ème et dernière place, derrière le Yémen. La France de son côté obtient la 16ème place du classement général avec un score de 78,4%.


Quitterie Desjobert

Journaliste économique et politique