Eolien : c'est aussi l'union nationale



Charlie Hebdo a été le premier média à avoir interpellé en août 2011 l’attention de ses lecteurs sur le développement des prises illégales d’intérêt dans le domaine éolien.

Mettant en avant un conflit d’intérêt dans l’Orne, Laurent léger, seul survivant de la tuerie du 7 janvier, allait être le premier journaliste dévoilant la corruption dans le business du vent.

Eolien : les alertes se multiplient

Depuis lors les alertes se sont multipliées dans la presse écrite et audiovisuelle, et en particulier depuis la publication en juin dernier du rapport du Service Central de Prévention de la Corruption qui a précisé : "Le Service appelle donc l’attention des pouvoirs publics sur la gravité de ce phénomène et rappelle qu'il est impératif d'empêcher et de sanctionner toute confusion entre l'intérêt public, que doivent servir les élus dans le cadre de leur mandat, et l'intérêt personnel qu'ils peuvent retirer d'une opération qui peut s'avérer litigieuse, particulièrement lorsque ces mêmes élus sont susceptibles de percevoir des redevances de location pour l'implantation d'éoliennes sur des terrains leur appartenant ou propriété de leurs proches". 

Le lobby éolien continue d'agir dans l'ombre

Cette mise en lumière d’un phénomène d’ampleur par le service interministérielle de lutte contre la corruption n’est pas restée lettre morte et d’après nos informations de très nombreux parlementaires commencent sérieusement à s’interroger sur les tenants et aboutissants de l’industrie du vent et les agissements incroyables des lobbyistes éoliens. D’après nos sources, le courrier en date du 8 décembre par lequel la Fédération Energie Eolien a demandé aux députés de modifier la loi sur les prises illégales d’intérêt n’est pas passé inaperçue au Sénat et à l’Assemblée Nationale quel que soit la couleur politique de ses représentants.

Les anti-éoliens ne sont pas anti-républicains

Car et c’est un phénomène constant, la cause anti-éolienne transcende désormais les courants et les partis politiques. Non seulement les anti-éoliens sont de tous courants politiques mais en plus les promoteurs ne demandent pas aux victimes de leurs aérogénérateurs pour quel parti elles votent lorsqu’ils installent leurs machines infernales. De leur côté, les promoteurs, par pur opportunisme commerciale, n’hésitent à pas à traiter les anti-éoliens "de militants anti - républicains" essayant vainement de les extrémiser alors même que ce sont les affairistes du vent qui bafouent les Droits de l’homme que constituent le droit de propriété, le droit d’agir en justice et la nécessaire probité publique. Bref par des actions de terrorisme intellectuel ils essaient de museler le peuple bref celui-là même qui constitue l’essence même de la République.

Des alertes lancées envers le Parlement

Face à ce terrorisme et cette corruption endémique l’Union Nationale c’est constituée et des élus de toutes tendances politiques commencent à réagir et à sensibiliser leurs confrères. A gauche tout récemment un sénateur PS a rédigé une note très détaillée datée du 29 janvier intitulée : "Sommes-nous enfumés par les éoliennes géantes".

Dans ce document de six pages que nous avons pu nous procurer, il y exprime son scepticisme sur la politique éolienne et sur son coût pour la collectivité. Il s’insurge également sur la spéculation en la matière et précise : "Alors qu’une analyse plus poussée montre que nombre de promoteurs éoliens sont liés à des sociétés pratiquant la spéculation immobilière ou à des entreprises de transport routier, et que la préoccupation du profit écrase complètement le souci de l’environnement, il est malheureux que le parlement ne se saisisse pas plus des alertes qui sont lancées par des associations, des chercheurs, des médecins mais aussi par la Cour des comptes ou le service interministériel de prévention de la corruption." 

L'Union nationale contre les dangers de l'éolien

Sa note sans concession soulève toutes les questions posées par l’éolien : l’impact sur la santé, la question de flux financiers, le coût pour le contribuable et le consommateur, les prises illégales d’intérêt, la cohésion sociale etc….Bref, elle lève un voile nécessaire sur l’industrie du vent. A la suite de cette note, Jean Germain a fait voté une disposition au sénat visant à éloigner les éoliennes de 1.000 mètres des habitations. En août dernier le député PS Marie-Line Reynaud a posé une question parlementaire en attirant l'attention de la Ministre de l'écologie sur les dangers que représenterait une politique de laisser faire en matière de développement de l'énergie éolienne et en soulignant les dangers pour la population. La sénatrice EELV Hélène Lipietz avait fait de même en interpellant le Gouvernement français concernant les nuisances des éoliennes pour la santé humaine. Régulièrement le Parti Communiste dénonce les affairistes du vent et on se souvient l’opposition frontale des communistes lors du vote de la loi Brottes qui supprimait les ZDE et la règle des 5 mats. Enfin des députés UMP n’ont pas hésité à déposer une résolution visant à la création d’une commission d’enquête parlementaire sur le sujet.

Des victimes de l'éolien entendues

A cet égard un certain nombre de victimes de l’éolien ont pu se faire entendre lors de commissions ou de groupes de travail de droite comme de gauche sur la transition énergétique au Sénat ou à l’Assemblée Nationale. Incontestablement, l’éolien commencent à interpeller un nombre croissant de parlementaires qui ne veulent pas que la France ressemblent dans quelques années à un immense champ de ventilateurs. Le Sénat a également rétabli dernièrement la règle des 5 mats et la mise en place des ZDE qui avait été supprimé par la loi Brottes. Sur ce sujet l’Union Nationale est désormais bien installée et les affairistes du vent ont d’énormes soucis à se faire. Car, c’est acquis, l’éolien n’est plus dans le sens de l’Histoire !

Le droit de Réponse de France Energie Eolienne

Demandé le 18 mars 2015

L’association France Energie Eolienne (ci-après, la « FEE ») tient à vous faire part de son sentiment partagé par la majorité des professionnels du secteur quant à l’article intitulé « Eolien : c’est aussi l’union nationale » mis en ligne le 23 février 2015 sur le site www.politiquematin.fr.

A titre liminaire, FEE regrette que les attentats contre Charlie Hebdo aient pu, de manière artificielle, être récupérés sans aucun justificatif à son encontre dans cet article.

De surcroît, les propos de cet article contiennent, sans aucune nuance, des attaques contre les professionnels de l'éolien que nous souhaitons voir rectifiées.

Tout d’abord, FEE note qu’aucune source ne vient étayer l’article concerné.

S’agissant des cas de prise illégale d’intérêt impliquant des élus locaux évoqués dans le rapport du Service Central de Prévention de la Corruption (ci-après, le « SCPC ») : cela est expliqué au sein de l’article mis en ligne sur le site d'Economie Matin le 2 janvier 2015 : « Il y a trois ans, nous avons incite? les membres de notre re?seau a? porter plainte massivement aupre?s des procureurs de la Re?publique, tout en informant le Service Central de Pre?vention de la Corruption de ces plaintes ». Nous notons que cette information n’est pas reprise alors que les deux articles ont été écrits par le même auteur.

Pour autant, le SCPC admet dans son rapport qu’il n’a e?te? sollicite? par l’autorite? judiciaire que dans une seule affaire. Cela permet de relativiser cette information.

D’ailleurs, FEE a envoyé un courrier aux parlementaires le 8 décembre 2014 pour les informer de sa vive inquiétude quant au nombre croissant de plaintes pour prises illégales d'intérêts et pour les informer du flou entourant la définition juridique de la prise illégale d'intérêts en vue de solliciter un meilleur encadrement de cette notion. Il s’agissait du seul objet de ce courrier.

En outre, l'utilisation des termes « terrorisme intellectuel », « terrorisme » et « corruption endémique » pour qualifier les agissements des promoteurs éoliens et leur activité n’est pas acceptable et ne correspond à aucune réalité.

FFE n’a de cesse de dénoncer l’acharnement du lobby anti-e?olien qui risque de mettre à mal des années de soutien au de?veloppement de l’e?nergie e?olienne et a? l’animation de la transition e?nerge?tique.

Ce lobby tente de de?courager les e?lus locaux ruraux, en alimentant un climat de de?fiance ge?ne?ralise? au point qu’ils peuvent pre?fe?rer renoncer aux be?ne?fices socio-e?conomiques de l’e?nergie e?olienne pour leurs territoires pluto?t que d’affronter une « guérilla » judiciaire.

FEE conteste fermement les accusations de corruption.

D’une part, FEE rappelle que la décision de construction d’un parc d’éoliennes est strictement contrôlée et se fait en toute transparence. Ce ne sont pas les élus qui décident de la construction d’un parc d’éoliennes mais l’Etat par l’intermédiaire du préfet, à la lumière de 30 critères examinés au sein de l’un des cadres les plus restrictifs d’Europe.

D’autre part, FEE précise qu'un amendement (N° 620 rect. ter) adopté en séance publique a remplacé la règle des cinq mâts et des zones de développement de l'éolien (ZDE), réintroduite par la commission du développement durable du Sénat, par la nécessité de valider les schémas régionaux éoliens par « une majorité qualifiée de trois cinquièmes des EPCI représentant la moitié de la population » de la région concernée.

Enfin, FEE rappelle que le sens de l'histoire est de reconnaitre que la transition énergétique n’est pas une option mais une nécessité vitale pour la planète et une opportunité pour notre économie. La France ne peut pas être à l’écart de ce mouvement. Elle a d’ailleurs pris des engagements en ce sens. Chacun cependant peut avoir une opinion différente.

Fin du droit de réponse


Louis Marin

Louis Marin est sur le site Economiematin le pseudonyme de Fabien Bouglé lanceur d’alerte écologiste français et auteur du livre Éoliennes : la Face noire de la transition écologiques, publié en 2019 aux éditions du Rocher. 
Depuis 10 ans, il dénonce le désastre écologique et financier des éoliennes. Entre 2011 et 2016, il est en lien avec le SCPC (service central de prévention de la corruption) du ministère de la Justice français qui dévoile le scandale de la corruption dans l’industrie éolienne. Il contribue à rendre public en 2018, le prix exorbitant de rachat de l'électricité des éoliennes en mer. A la suite de ces révélations, ce tarif a été renégocié à la baisse par le gouvernement français. Il a été auditionné en juillet 2019 à l'Assemblée nationale par la commission d'enquête parlementaire sur les énergies renouvelables.