Quand féministes et autres minoritaires transforment Paris en mouroir petit-bourgeois



Progressivement, Paris se transforme en mouroir petit-bourgeois… Un phénomène désolant qu’Emmanuel Macron devrait nourrir encore avec ses dernières annonces sur la lutte contre la violence faite aux femmes… Quelques exemples illustrés!

La vidéo que je produis ici se passe un soir de semaine, vers 23 heures, en haut de la rue de Belleville (circonscription de Mounir Mahjoubi). Deux Roumains s’y sont installés sous une tente, au nom de l’accueil des « réfugiés » qui échappent à la guerre, antienne inlassablement répétée par les bobos. Soyons francs: l’afflux de réfugiés à Paris et l’interdiction des campements dans la ville produit une dissémination de ces pauvres hères dans tout l’Est parisien, participant à la dégradation du cadre de vie des quartiers où le mètre carré est le moins cher.

Forcément, ces réfugiés, qui campent toute la journée sous une minuscule tente (qui leur laisse le temps de ruminer leur hargne contre tous ces riches qui les entourent), vivent de la mendicité. Leur problème est que non seulement ils transforment leur environnement en dépotoir à ciel ouvert, mais ils sont particulièrement agressifs le soir vis-à-vis des passants qui, comme moi, refusent de leur donner de l’argent.

La scène que j’ai filmée suit immédiatement un refus d’aumône. Je me suis évidemment fait insulter et me suis entendu dire: « Rentre chez toi, fils de pute ». J’ai donc sorti le téléphone portable pour immortaliser ce moment qui laisse planer peu d’ambiguïtés sur l’ambition de grand remplacement qui anime ces nouveaux venus.

La passivité totale de la police

J’ai, dans la foulée, appelé la police pour qu’elle intervienne. Mon interlocuteur de police de secours m’a raccroché au nez, en m’indiquant que si je n’avais pas été frappé, la police n’avait aucune raison d’intervenir. Et là tu comprends que le service public qui pleurniche à longueur de journée sur son manque de moyens n’a, dans le même temps, absolument rien à cirer du contribuable et de ses attentes.

Toujours plus, disait de Closets en son temps. Donnez-nous de beaux commissariats avec des salles de repos sympas, mais ne nous demandez surtout pas de bosser…

L’extravagant délit d’outrage sexuel

Je n’aurais probablement pas écrit ce papier ni produit cette vidéo si je n’avais pas entendu Emmanuel Macron annoncer la création d’une ligne directe permanente avec la police pour les femmes qui se font insulter dans la rue. Cette invention baroque à mettre au compte des féministes obligera la police à répondre, en ligne directe, à toutes les femmes qui subissent un outrage dans la rue.

J’imagine d’ici les conversations avec les impétrantes.

– Monsieur l’agent, je viens de me faire insulter dans la rue!

– Ah bon? vous a-t-il traitée de « sale pute »? vous a-t-il dit « je veux coucher avec toi salope »? Ah! il vous a juste dit « rentre chez toi sale Française et nique ta race? » Alors je vous renvoie sur Police Secours, nous ne sommes pas compétents pour les agressions ordinaires.

Si l’on ajoute à cela que le Président considère que la police de proximité qu’il veut mettre en place aura pour première utilité de lutter contre l’outrage fait aux femmes, la boucle est bouclée. Car l’injure sexiste généralisée n’est qu’un épiphénomène d’une politique suicidaire d’accueil émotionnel, sans discernement, sans subtilité, sans règle qu’on a décidé de continuer. On veut bien des gros misogynes qui ont tété le lait de la soumission féminine en lisant le Coran, mais à condition qu’il respecte les codes imposés par les féministes. Pour le reste, ils peuvent bien nous insulter, battre nos pavés en y posant leurs tentes et leurs ordures, en urinant sur nos murs, tout cela ne concerne pas la police.

Il faut détester les citoyens ordinaires et ne jamais mettre les pieds dans leurs quartiers pour annoncer de telles mesures.

Quand les pouvoirs publics organisent l’incivilité dans les rues

C’est évidemment un signe des temps que d’entendre dans la bouche d’un Président de la République l’annonce triomphale d’un nouveau délit lié à la vie quotidienne. Personne n’ose le dire, mais l’essentiel de ces incivilités est produit par la coexistence avec des « minorités visibles » dont les « réfugiés » qui envahissent les rues et transformeraient volontiers les villes que nous avons mis plusieurs centaines d’années, parfois plusieurs milliers d’années à bâtir, en un petit chez eux pas cher.

Cela ne signifie pas que l’injure sexiste n’existe pas chez les mâles blancs. Mais l’actualité a montré qu’elle ne choisit pas les rues pour s’exprimer. Elle préfère l’atmosphère ouatée des bureaux ou des ascenseurs qui grimpent vers les studios de télévision ou de cinéma. L’injure de rue est une pratique plutôt réservée à tous ceux qui viennent de civilisation où les femmes n’ont pas le droit de sortir de chez elle sans voile.

Évidemment, la doxa bobo qualifie ces propos réalistes et évidents de « racistes » ou autres noms dont le simple prononcé suffit à couvrir d’opprobre la personne qu’ils désignent.

Ici, nous devons pourtant nous poser une question: pourquoi créer des délits fantaisistes qui immobiliseront de précieuses forces de police nécessaires sur d’autres fronts, tout en créant une iconographie parfaitement hypocrite sur l’accueil des réfugiés? Pourquoi ceux qui qualifient de « racistes » tous ceux qui disent la vérité des migrants aujourd’hui, de ce qu’est leur coexistence au jour le jour avec eux, en viennent-ils aujourd’hui à criminaliser la vie quotidienne au lieu de traiter le mal à la racine?

Cette question est peut-être sans réponse. Il n’en reste pas moins que la dégradation de l’ambiance quotidienne dans nos rues est d’abord le produit d’un choix public. Et, à Paris, la responsabilité de ce choix en revient directement à la maire et à son entourage, qui adorent l’accueil des réfugiés… dans les quartiers qu’ils n’habitent pas (bien entendu).

Une dégradation manifeste dans tout l’Est parisien

Je lis hier dans le Figaro que les habitants du quartier de Lariboisière, près de la sordide gare du Nord, ont manifesté dans les rues pour protester contre la dégradation de leur cadre de vie. L’installation au forceps d’une salle de shoot n’est toujours pas passée.

La maire d’arrondissement les a reçus pour leur dire que, c’est vrai, leur quartier n’est pas fringant, mais qu’il est quand même mieux qu’avant. Elle s’appelle Alexandra Cordebard. Elle enseigne à l’EHESS, institution universitaire d’élite.

On ne se lasse pas de ce discours des élus qui vous expliquent qu’ils savent mieux que vous ce qu’il faut penser et ressentir. Il est du même ordre que celui de tous les bobos qui vous soutiennent que votre enfer quotidien est en réalité un paradis mais, comme vous êtes limité intellectuellement, ou fasciste, ou nazi, vous ne vous en êtes pas aperçu. Dans tous les cas, le problème, ce n’est pas l’emmerdement maximal que vous subissez chaque jour, le problème, c’est vous.

Mécanique bien connue de tous ceux qui s’intéressent à Big Brother.

Une stratégie de Grand Remplacement dans l’Est parisien?

Reste que Paris pose une question particulière. Anne Hidalgo et son équipe imposent au pas de charge une politique très ciblée sur les bobos et les fonctionnaires les plus intégristes. Dans la pratique, tous ceux qui ont des enfants, une voiture pour aller travailler, un investissement dans un quartier « moyen » (à moins de 8.000€/m2), c’est-à-dire très souvent l’Est parisien, s’aperçoivent qu’ils n’ont plus leur place dans la ville. Coincés entre des hyper-bourgeois, des barres HLM et des communautés de plus en plus fermées, ils sont priés de rester chez eux après dix-neuf heures et de raser les murs quand ils sortent.

Toute cette classe moyenne est priée de déménager si elle n’est pas contente. On comprend bien le raisonnement par ellipse qui se cache derrière la brutalité du comportement. Depuis les présidentielles, Anne Hidalgo a compris que la forteresse socialiste que Delanoé avait bâtie dans l’Est parisien lui a échappé. En dehors du vingtième arrondissement (largement épargné par les délires hidalgiens au demeurant), tout le boboland s’est rangé du côté de Macron.

La maire dispose d’à peine deux ans pour réaliser un nettoyage sociologique ciblé dans ces quartiers: faire partir tout ce qui ressemble à un cadre du privé susceptible de voter Macron, et accélérer l’implantation de doctrinologues PS, tous ces instituteurs, ces professeurs de collège, ces journalistes subventionnés qui idolâtrent le « vivre ensemble » et détestent l’initiative individuelle. On ne s’étonnera donc pas de voir la maire prendre, dans les mois qui viennent, des positions extrêmes pour rendre invivable la ville à tous ceux qui n’ont pas la foi bobo chevillée au corps.

Vers un mouroir petit-bourgeois

Du coup, la ville se teinte peu à peu aux couleurs de l’idéal existentiel porté par les instituteurs de l’école publique contemporaine et autres avatars obsolètes du vingtième siècle.

Il ne faut pas sortir tard le soir car on n’a pas les moyens d’aller au restaurant, et il faut se lever tôt pour être dans la classe le lendemain. D’où la clôture progressive de la ville sur elle-même, qui dissuade les banlieusards de prendre la voiture pour casser une croûte dans une brasserie après le boulot. D’où ce grand vide dans la plupart de nos restaurants aujourd’hui. D’où l’idéalisation des pistes cyclables empruntées par les livreurs de repas à domicile: restez chez vous, citoyens! ne vivez plus la collectivité de la ville!

Il faut dénoncer tous les errements de l’industrie agro-alimentaire, automobile, chimique et autres monstrueuses entreprises qui exploitent de pauvres ouvriers. Donc, on pollue les quartiers centraux (très à droite) au lieu de polluer les voies sur berge, pour diminuer le flot des voitures venues de banlieue. On chasse ainsi peu à peu les bureaux, les sièges sociaux, les entreprises, pour ne garder que les services publics. Sans le dire, Paris se ferme à l’activité lucrative et ne garde sur son territoire que la fonction administrative. Une ville de fonctionnaires vote plus sûrement Anne Hidalgo qu’une ville de salariés.

Il faut polariser, peu à peu, les quartiers. Ne garder que les très riches, surtout s’ils sont qataris et ne votent pas à Paris, ou Américains, ou Britanniques, et les très pauvres, qui n’ont pas de conscience politique et ne votent pas non plus. D’où cette stratégie d’ouverture des portes aux « réfugiés », dont on dit qu’ils sont souvent des déboutés du droit d’asile en Allemagne. Dans les autres quartiers, tout est fait pour attirer le touriste, jusqu’à rendre leur fréquentation étouffante pour les natifs.

Progressivement, donc, Paris devient une ville fantôme, une ville musée, une ville refuge pour la misère du monde, une ville ghetto pour les grandes fortunes. Le « vivre ensemble » est une expression galvaudée qui serait plus honnête et sincère si elle s’appelait le « vivre côte-à-côte ».

Et ce mélange, ce brassage que nous aimions dans Paris est un souvenir qui pâlit dans nos mémoires.

Article écrit par Eric Verhaeghe pour son blog


Eric Verhaeghe

Né en 1968, énarque, Eric Verhaeghe est le fondateur du cabinet d'innovation sociale Parménide. Il tient le blog "Jusqu'ici, tout va bien..." Il est de plus fondateur de Tripalio, le premier site en ligne d'information sociale. Il est également  l'auteur d'ouvrages dont " Jusqu'ici tout va bien ". Il a récemment publié: " Faut-il quitter la France ? "