Gouvernement : si François Rebsamen est élu maire de Dijon, il devra démissionner



Le non-cumul des mandats s’applique à tous, y compris aux ministres. C’est en substance ce qu’a rappelé Manuel Valls hier, juste après l'annonce officielle de candidature à la mairie de Dijon du ministre du Travail François Rebsamen.

En lice pour un nouveau mandat

Pourquoi donc le ministre lâcherait-il son portefeuille ? En fait, le maire PS de Dijon, Alain Millot, est mort lundi 27 juillet. Alors forcément, François Rebsamen, qui a dirigé la commune de 2001 à 2014, est tenté de réinvestir son fauteuil.

De son côté, l’entourage de François Rebsamen a fait savoir que ce dernier sera bel et bien "candidat pour la mairie et pour la présidence du Grand Dijon".

Reste que c’est le conseil municipal de Dijon qui va trancher puisque c’est à lui qu’incombe la responsabilité d’élire le successeur du maire décédé.

Ministre ou maire, il faut choisir

Toujours est-il qu’à l’Elysée comme à Matignon, on s’est aussitôt efforcé de rappeler le désormais sacro-saint non-cumul des mandats. Il n’est en effet pas possible de cumuler une fonction ministérielle et un mandat exécutif local, depuis 2014.


Laure De Charette

Journaliste depuis 2005, Laure de Charette a d'abord travaillé cinq ans au service France du quotidien 20 Minutes à Paris, tout en écrivant pour Economie Matin, déjà. Elle est ensuite partie vivre à Singapour en 2010, où elle était notamment correspondante du Nouvel Economiste et où elle couvrait l'actualité politique, économique, sociale -et même touristique !- de l'Asie. Depuis mi-2014, elle vit et travaille à Bratislava, en Slovaquie, d'où elle couvre l'actualité autrichienne et slovaque pour Ouest France et La Libre Belgique.

Elle est aussi l'auteur de plusieurs livres, dont "Chine-Les nouveaux milliardaires rouges" (février 2013, Ed. L'Archipel) et "Gotha City-Enquête sur le pouvoir discret des aristos" (2010, Ed. du Moment). Elle a, à nouveau, rejoint l'équipe d'Economie Matin en 2012.