Ces termes qui en disent long sur l'adhésion « En Marche ! »



Citoyenne macronienne, ni de gauche, ni de droite, en route vers un rêve d'une France nouvelle.

« En route »

Si notre pays est une voiture et la force des Français son énergie, En Marche ! incarne cet élan qui nous manque pour une voiture qui roule, ce qu'a su saisir Emmanuel Macron, notamment chez les jeunes. Car, en effet, tous les jours nous sommes source d'énergie pendant ces années charnières où nous travaillons pour rejoindre nos rêves. C'est certainement en cela qu'Emmanuel Macron s'est adressé directement aux jeunes en tant qu'essence du dynamisme français pour créer un projet aussi vif et ambitieux. Pour cela, il faut d'abord que toute personne puisse développer les capacités nécessaires afin d'être à la hauteur de ses ambitions, sans que rien ne puisse lui faire barrage, une mission à l'origine de tout un programme, afin que « La France [soit] une chance pour tous ».

« Citoyenne macronienne ! »

Ces élections ont montré l’existence d’une forme singulière des engagements civiques aujourd'hui. Effectivement, en comparaison à nos aînés, les vecteurs d’expression sont aujourd’hui divers et techniques. A l’heure des réseaux sociaux, des smartphones et de la mondialisation, il paraît évident que nos modes de communication et de renseignement changent et il en est de même pour l’expression démocratique. En Marche ! a su se saisir de cette nouvelle vague en insistant sur l’aspect « connecté » de sa campagne.

Aussi, la grande qualité de ce mouvement a été de comprendre les motivations du vote. Les motivations à voter d’hier sont différentes de celles d’aujourd’hui et l’état du paysage politique français contribue également à cette mutation. Le vote « pour » prend le dessus sur le vote « utile » et les résultats des récentes élections le montrent suffisamment. Or, le vote « pour » est une affaire de plus longue haleine puisqu’il se traduit par un investissement quotidien. Bien qu’il s’agisse d’un militantisme, cela représente aussi un engagement dans la vie publique, cher à la démocratie, d'où l'ambivalence entre « macronien » et « macroniste ».

Pourquoi « macronien » plutôt que « macroniste » ? Pour ce que le second terme oublie de dire, comme si « macronien » traduisait une philosophie issue d'une réflexion plus poussée. « Citoyen macronien » permet donc d’inclure tout un investissement dans la vie publique et la puissance d’une expression démocratique, voire même philosophique.

« Ni de gauche, ni de droite »

Pourquoi vouloir rester dans ces clivages de la politique française traditionnelle ? Chacune de ces ailes de la politique française s’est construite sur la représentation d’une classe ou d’un groupe – la gauche représentant les ouvriers et la droite les capitalistes – ce qui a assuré aussi longtemps que ces distinctions étaient notables dans la représentativité dans les partis traditionnels. Cependant, aujourd’hui, il en est tout autre et cela constitue les principaux enjeux de la reconstruction du paysage politique en France. Effectivement, l’affiliation à un groupe est plus subtile qu’hier où les distinctions socio-économiques traçaient une division de la France. De plus, l’individualisme grandissant des Français ne permet plus vraiment de considérer cette approche. Il faut s’adresser à « des » Français et non plus « aux » Français, comme une multitude de groupes existants, bien plus nombreux alors que deux groupes représentés par la gauche et la droite. De cette façon, il serait ridicule de rejoindre une gauche ou une droite.

Aussi, choisir entre une gauche ou une droite en France est aujourd'hui synonyme de renonciation. L'un renonce à une meilleure équité et l'autre à la liberté d'entreprendre. Pourtant, l'un ne va pas sans l'autre. Pourquoi permettre à chacun de disposer des mêmes chances si l'on ne peut entreprendre librement ? Et inversement, pourquoi entreprendre lorsque notre travail sera par définition moins fructueux qu'un autre par raison d'inégalités ?


Sarah Lemaire

Sarah Lemaire est engagée auprès d'En Marche à l'Université Paris Nanterre, et dans le 7ème et 8ème arrondissements de Paris. Elle est étudiante en troisième année d'économie à l'Université Paris Nanterre.