Le Kremlin à la rescousse de Fillon : Poutine n'a pas besoin d'"intermédiaire"

En juin 2015, François Fillon aurait organisé une rencontre entre
Vladimir Poutine, un milliardaire libanais et le PDG de Total.

D’après le Canard Enchaîné de ce mercredi 22 mars 2017, François Fillon aurait reçu 50 000 dollars pour organiser une rencontre entre Vladimir Poutine et des hommes d’affaires. Une information que le Kremlin s’est empressé de démentir.

Fillon aurait joué le rôle d’intermédiaire entre Poutine et des hommes d’affaires

Dans son édition de ce mercredi 22 mars 2017, le Canard Enchaîné affirme que François Fillon, au travers de sa société 2F Conseil, aurait joué le rôle d’intermédiaire afin que le milliardaire libanais Fouad Makzhoumi, l’un des plus gros constructeurs mondiaux d’oléoduc, rencontre le PDG de Total, Patrick Pouyanné, et le président russe, Vladimir Poutine.

Le journal satirique exhibe un document prouvant que la rencontre entre les trois hommes a eu lieu le 15 juin 2015 à Saint-Pétersbourg (Russie). Pour ce service, François Fillon aurait reçu 50 000 dollars (46 000 euros) en deux fois, et il aurait par ailleurs été prévu par son contrat qu’il touche un intéressement pouvant aller jusqu’à 2,5 % des bénéfices sur chaque marché conclu.

Le Kremlin nie les accusations du Canard Enchaîné

Lors d’une conférence de presse, le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a nié la véracité des informations du Canard Enchaîné, précisant que le président russe n’a pas besoin d’ « intermédiaire » pour rencontrer des hommes d’affaires.

Qu’elles soient vraies ou fausses, ces révélations plombent un peu plus le candidat Les Républicains à l’élection présidentielle dont la récente mise en examen pour détournement de fonds publics, complicité et recel de détournement de fonds publics, recel et complicité d’abus de biens sociaux et manquement aux obligations de déclaration à la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP) a sérieusement compromis ses chances d’être présent au second tour. Par ailleurs, l’enquête sur les emplois présumés fictifs qui vise François Fillon aurait été élargie à des soupçons d'« escroquerie aggravée, faux et usage de faux » d’après une source judiciaire relayée par Le Monde. En effet, les enquêteurs auraient saisi des documents à l’Assemblée nationale laissant penser que le couple a produit des faux pour justifier les salaires de Pénélope Fillon.