Macron : soupçon de favoritisme autour d'un déplacement à Las Vegas en 2016

En 2016, une rencontre entre Emmanuel Macron et des entrepreneurs
français avait été organisée au CES de Las Vegas

Selon Le Canard Enchaîné, qui n’en est plus à une révélation près, l’IGF soupçonne un délit de favoritisme autour de l’organisation d’un déplacement d’Emmanuel Macron au CES de Las Vegas en 2016.

CES de Las Vegas : l’IGF soupçonnerait un délit de favoritisme

Dans son édition de ce mercredi 8 mars 2017, Le Canard Enchaîné affirme que l’Inspection générale des finances (IGF) soupçonne un délit de favoritisme autour de l’organisation d’une soirée à Las Vegas en 2016, au moment du Consumer Electronics Show (CES), au cours de laquelle Emmanuel Macron, alors ministre de l’Economie, avait rencontré des personnalités et dirigeants de start-up français.

« Cette opération de séduction, montée dans l'urgence, à la demande expresse du cabinet du ministre, a été confiée au géant Havas par Business France (l'organisme de promotion des entreprises françaises à l'étranger) sans qu'aucun appel d'offres ait été lancé » affirme Le Canard Enchaîné. Le journal rapporte par ailleurs que Business France, ou certains de ses salariés, pourraient « être incriminés pour ‘"favoritisme’"», tandis que le motif de la complicité ou du recel pourrait être invoqué pour Havas et ses dirigeants.

Macron totalement « hors de cause » selon Michel Sapin

Dans une réaction transmise à l’Agence France-Presse, Michel Sapin, l’actuel locataire de Bercy, assure que dans cette affaire Emmanuel Macron est « totalement hors de cause ». « C’est un dysfonctionnement de Business France. Il lui appartenait, si elle considérait que les délais étaient trop courts, de dire qu’elle ne pouvait pas organiser l’événement selon les règles, ce qui n’a pas été fait » poursuit-il.

Même son de cloche chez Emmanuel Macron qui dédouane son ministère et invite à chercher la responsabilité du côté de Business France : « Je ne pense pas que ce soit mon ministère qui ait organisé un événement sans appel d'offres. Je pense que ça peut être des agents de l'Etat ou en tout cas des entités publiques, mais je demande à vérifier les faits » a-t-il déclaré lors d’un déplacement aux Mureaux ce mardi 7 mars 2017.