Marine Le Pen : rentrée mouvementée pour le Rassemblement national

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68% des Français ne souhaitent pas un nouveau duel Marine Le
Pen-Emmanuel Macron en 2022.

La rentrée politique du Rassemblement national (RN) qui a eu lieu dimanche 6 septembre à Fréjus, laisse entendre des mois à venir mouvementés pour Marine Le Pen et son parti. 

En présence de 400 personnes, élus, journaliste et militants confondus, Marine Le Pen a lancé la rentrée politique du RN sous le signe du combat. Un combat contre « la barbarie » et l’insécurité grandissante. Dans son discours de rentrée, la patronne du RN l’a martelé, « c’est une véritable barbarie qui s’installe ! (…) avec la barbarie, on ne négocie pas, on la combat ». 

Durant ce même discours, la candidate à la présidence, a tenu à rappeler les nombreux actes de violences de cet été 2020 qui « fut un été meurtrier ». Une montée de la violence qui équivaut pour le RN à un « ensauvagement » de la société. Remettant également sur le tapis le potentiel retour de la peine de mort. 

Le Pen vs Dupont-Moretti 

« Ensauvagement », c’est le nouveau terme au coeur du débat politique de ces dernières semaines. Pour le nouveau garde des Sceaux et ministre de la justice Eric Dupont-Moretti, il ne s’agit là que d’une « surenchère populiste », dans une France qui n’est « pas un coupe gorge ». 

Une opposition avec le garde des Sceaux que Marine Le Pen assume totalement : il « nie la réalité ». « C’est Taubira en pire ». Le ministre a répondu à cette attaque par le biais de son compte Twitter : « Mme Le Pen ment éhontément et je le prouverai aux Français. (…) Marine le Pen, c’est son père en pire ». 

Nouveau slogan et nouveau défi

La rentrée politique du Rassemblement national a également été synonyme de nouveautés. Parmi elles, un nouveau slogan « Français, réveillez-vous », invitant les abstentionnistes à voter pour le RN. Cependant, bien qu’elle soit confiante en l’avenir de son parti, tous ne sont pas de son avis. 

Que cela soit des élus, comme Robert Ménard qui estime que la dirigeante du RN n’est « pas en position de gagner », ou bien des membres qui rappellent que le parti est en difficulté financière et en manque d’adhérents. Une situation qui devrait causer quelques soucis à la finaliste de 2017.