Les médias contre Fillon - Puisqu'il est question de morale...



Voilà dix jours que le système crie haro sur les Fillon, la famille serait-elle chez les « progressistes » devenue à ce point synonyme d'association de malfaiteurs ? « Collaborer avec sa famille en politique est une pratique désormais rejetée par les Français. Ce qui était acceptable hier, à défaut d’être accepté, ne l’est plus aujourd’hui », constate François Fillon devant 200 journalistes guettant sa capitulation. Elle n'arrivera pas.

Renversement de situation et fait exceptionnel : certains applaudiront le conférencier ! Les autres rentreront bredouille dans leurs rédactions respectives.  Si l'objectif est d'éviter le népotisme, pourquoi envisager une future interdiction limitée aux seuls couples mariés et fidèles, aux seules familles traditionnelles ?

Entre les « familles éclatées », les « mariages » homosexuels qui atomisent la filiation, les concubins qui ne portent pas le même patronyme, les favorites et gigolos... je pose la question : qui demain ira vérifier si le député ou le sénateur n'a pas recruté son amant ou sa maîtresse ou bien un pistonné rendant le parlementaire tributaire du pistonneur ?  

Le refus fait à Fillon doit concerner l'ensemble des 920 parlementaires français et tant qu’on y est toutes les administrations ! Les mentalités ont changé en 30 ans. En bien ou mal, là n’est pas la question. En revanche, à cause des pratiques mafieuses de certains « hauts placés » soutenus par la propagande médiatique, la suspicion s'est installée. 95 % des Français pensent que les journalistes mentent mais étrangement, ils continuent de se laisser berner... On confond tout : on amalgame l’idéologie islamique avec « les religions », fantasme un « front républicain », impose à la nation une « repentance » anachronique... Si « rejet populaire » contre Fillon il y a, loin des sondages bidons, il s’exprimera par les urnes. En attendant, il est intentionnellement alimenté par le « tous pourris » qui fait une généralité du quinquennat socialiste émaillé de scandales.

Dans la course au scoop, les médias ont-ils oublié le code de déontologie de leur profession ? Celui-ci leur impose d'informer le public sans chercher à nuire, non pas de manipuler pour servir Macron, candidat du pouvoir en place.

Dix jours qu'ils trainent Penelope dans la boue. Son enfance passée dans un petit village gallois avant de venir faire son droit en France, cette femme si gracieuse et brillante ne raffole ni des ronds de jambes courtisans, ni des sunlights parisiens. Elle préfère la vie à la campagne. Rien de tel pour troubler le boboland et la suspecter. « La vie de château » les Fillon amoureux du patrimoine ont une si jolie maison... on occultera évidemment que le prix du m² haut de gamme (1 455 €) dans la région est 10 fois inférieur au même m² classieux (13 237 €) dans la capitale tous secteurs parisiens confondus. 500 m² de prestige à Sablé sur Sarthe valent 50 m² bourgeois à Paris. Et oui, c’est bien connu, le bonheur est dans le pré.

Dix jours que la meute s'acharne avec indécence sur le couple Fillon qui depuis 37 ans de vie politique, suit scrupuleusement les droits et les devoirs qui lui incombent. Dans le même temps, ces juges improvisés occultent soigneusement les probables détournements et abus de biens publics du désigné futur Président de la République Macron.

Extrait de la charte d’éthique professionnelle des journalistes Le droit du public à une information de qualité, complète, libre, indépendante et pluraliste, rappelé dans la Déclaration des droits de l’homme et la Constitution française, guide le journaliste dans l’exercice de sa mission. Cette responsabilité vis-à-vis du citoyen prime sur toute autre. (...) Le journalisme consiste à rechercher, vérifier, situer dans son contexte, hiérarchiser, mettre en forme, commenter et publier une information de qualité ; il ne peut se confondre avec la communication.
C’est dans ces conditions qu’un journaliste digne de ce nom :
• Respecte la dignité des personnes et la présomption d’innocence ;
• Tient l’esprit critique, la véracité, l’exactitude, l’intégrité, l’équité, l’impartialité, pour les piliers de l’action journalistique ;
• Tient (..), l’intention de nuire, l’altération des documents, la déformation des faits, (..), le mensonge, la manipulation, (..), pour les plus graves dérives professionnelles ;
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Que valent les leçons de morale du puissant lobby LGBT, dont le lanceur de boule-puante militait en 82 pour la légalisation de la pédophilie homosexuelle ?

Hervé Liffran est le journaliste du Canard Enchainé qui signe les premiers articles calomnieux contre François Fillon. Dans les années 80, Liffran fut l'un des plus gros contributeurs du GAY PIED, journal destiné aux homosexuels. Membre actif du « Comité d'Urgence Anti Répression Homosexuelle », il manifeste en 82 et s'exprime au micro en faveur de la dépénalisation des « rapports homosexuels avec les mineurs », loi miterrandienne dépénalisant la pédophilie homosexuelle sur mineurs à partir de 15ans (vidéo INA). Fillon fraîchement élu député à 27 ans avait voté contre cette loi scélérate rejetée par le Sénat de droite mais adoptée par l'AN rose bonbon !

Ridiculisant et fustigeant les manifestations opposées au mariage homosexuel, Liffran pondra en 2013 page 4 du célèbre palmipède un billet « La manif fourre-tout était cousue d'or ». Bref... François et Penelope ont le tort inexcusable d'incarner la famille traditionnelle catholique et d'approuver LMPT contre les dérives de la loi Taubira. De son côté, soutenu par Pierre Berger (mécène de Macron), le moins qu'on puisse dire est que le lobby LGBT a la rancune tenace et la vengeance froide !

Fillon « regrette profondément » mais regrette quoi ? En aucun cas d'avoir rémunéré son épouse pour le travail qu'elle a fourni ! Il n'envisage d'ailleurs pas un instant de « rendre l'argent » comme certains ont le culot d'exiger. Non, à mon humble avis, Fillon admet ne pas avoir eu de boule de cristal pour deviner en 1998 que 20 ans plus tard, ceux qui musellent la démocratie l'attaqueraient pour un travail en famille légal et pratiqué depuis toujours par ses confrères sans que cela ne soit jamais remis en cause !

Certes « des excuses », c'est ce que la pression médiatique voulait entendre pour en faire ses choux gras. Personnellement libre en conscience, n'espérant pas l’Élysée pour sauver la France, j'admire l'humilité de François Fillon mais désapprouve ces excuses que je considère parfaitement injustifiées étant donné les 32 ans de carrière brillante « sans aucun problème d’ordre judiciaire, 32 ans d’éthique irréprochable » au point qu'il était, avant l'attentat politique téléguidé mais non revendiqué, le favori de l'élection présidentielle... avec Marine Le Pen !

Il y a 20 ans en 1998, François n'a pas senti le vent tourner. Cette fois, l'odeur pestilentielle du régime socialiste l'a alerté. Toujours dans la rupture et le faire, il a mis fin à 37 ans de collaboration avec son épouse « J’en ai tiré moi-même les conclusions, il y a plus de trois ans, en cessant toute collaboration avec des membres de ma famille, contrairement à beaucoup de ceux qui, dans le théâtre politique actuel, me font la leçon » précise Fillon qui ajoute : « S’il faut réformer le système, alors réformons-le dans son ensemble en ouvrant le débat sur les conditions d’exercice du mandat de parlementaire et sur le fonctionnement de ses équipes ».

Pourquoi François Fillon est l'homme de la situation ? Il fut un temps où ne le connaissant pas vraiment et préférant son concurrent à l'UMP, je l'ai combattu. J'ai été soufflée de voir son « adversaire » abdiquer sous l'obstination ou la persévérance filloniste. Si j'avais su son exclusion pour une potacherie, puis pour avoir organisé une grève afin d'obtenir le renvoi d'un professeur jugé incompétent... -avant mai 68 ! il n’avait pas 14 ans- j'aurais réalisé plus tôt que cet homme qu'on nous présente comme un triste conservateur est bel et bien le bouillant révolutionnaire.

J'adresse mon soutien sincère et attristé à Penelope et toute la famille, à François ma gratitude pour la fierté d'être Française et l'espoir retrouvés, ainsi que toute mon admiration pour son courage et sa détermination.

Véronique Hansi

Calculette@LaMutine