Comment Mélenchon capitalise pour 2022



Et voilà c'est la rentrée. A quoi je le vois? Tout simplement il y a des manifestations! Et le scénario est bien réglé. D'un côté la majorité, de l'autre la soit-disant gauche: la France Insoumise.  Le sieur Mélenchon, avec un courage politique tout particulier, fait l'impasse sur les élections sénatoriales car ce système de grands électeurs ne lui apporterait qu'une déconvenue à la hauteur de sa suffisance.

Mais il entend bien capitaliser pour 2022. A coup de non port de cravate...ça c'est de l'insoumission!  A coup de courses à cinq euros dans l'hémicycle, pour marquer le manque à gagner du pauvre étudiant, après la baisse des APL, voilà que l'ersatz de Jaurès (n'a-t-il pas demandé d'emblée à connaître la place de l'illustre ancien élu dans l'hémicycle?) se rêve en grand manitou de l'opposition sociale durant ce quinquennat. Il faut bien reconnaître que le reste du casting est faible: le parti Les Républicains tente de se trouver un(e) leader, le Parti Socialiste est toujours perdu dans sa comptabilité et a fait sien le précepte de "transparence" dans la vie publique...mais au premier sens du terme. Et la France Insoumise n'est pas à une compromission près: une de leur voix est salariée de Vincent Bolloré...car Insoumise...et là,  zéro souci! 

C'est donc dans ce contexte que loin de se comporter normalement, c'est à dire en parlementaire respectable, l' hexagonal-trotter de la politique se met en scène, et ce n'est pas la première fois, dans les manifestations sociales. La rue plutôt que le parlement....une bien drôle  conception de la démocratie. 
Il faut dire que ses modèles sont assez bizarres. Très influencé par les dirigeants d'Amérique latine, notre salarié de la politique depuis plus de trente ans prouve depuis cet été son savoir faire en auto-critique: sur une échelle de 1 à 10, ce serait 0...: au Vénézuela, tout va bien! La reprise en main du pouvoir, des médias? Que nenni! C'est faux! Encore des ragots colportés par la presse occidentale....à qui, en prime, le "bon" Jean-Luc se croit obligé de faire la morale à chaque intervention médiatique. Il se la joue "brute" sur la forme, et carrément "truand" sur la façon d'exposer les résultats dramatiques de la politique de Maduro. 

Et c'est ce personnage qui doit incarner l'opposition à Emmanuel Macron? N'a-t-on pas en France, moins mégalo et plus honnête? Moins populiste et plus politique?

Et oui j'ai osé. J'ai osé le mot politique. Le propre du populisme est de jouer sur la peur des gens. L'extrême droite le fait si bien...mais Mélenchon le fait tout aussi. Il joue sur l'émotion constamment. Un exemple? La baisse de cinq euros par mois des APL. Là où un vrai politique eut été dans le concret politique, lui et ses sbires se sont mis en scène avec leurs sacs de courses. Dans un monde de communication, pourquoi pas....mais est ce le lieu à l'assemblée nationale? 

J'attends de voir les mêmes qui ont houspillé cette baisse, certes, comme étant de grande ampleur...venir pleurer avec la même (fausse ferveur) lorsque le salaire des fonctionnaires, par exemple, augmentera de seulement cinq euros par mois. 

Cette opposition est certes efficace du point de vue médiatique, pour autant elle n'en est pas crédible. Son seul but? Gagner des voix à moyen termes et prendre une revanche durable sur le parti socialiste dont Mélenchon n'était qu'un apparatchik parmi d'autres. Les moyens employés? Les mêmes que ceux, villipendés, du Front National: une opposition systématique très peu constructive. Juste systématique, basée sur le bon vieux "c'était mieux avant",...comme le FN. Tous pourris sauf nous,....comme le FN. On fait carrière toute sa vie sur le dos des électeurs en faisant croire que l'on connaît le monde du travail,... comme le FN. On veut draguer le petit patronnat,....comme le FN. On use de grandes paroles sans réelles solutions....comme le FN.

Seule la carte mère et les principaux logiciels semblent être différents. Pas de principe d'exclusion, de racisme...on prêche l'égalitarisme......mais l'obscurantisme religieux n'est pas loin, surtout autour de Paris... On pêche les voix comme on peut.

En cette rentrée j'ai repris la marche, mais pas seul, question de santé personnelle. Mais je rêvais mieux pour mon pays que du populisme, même meilleur teint, comme principale opposition politique.


Philippe Bapt

Engagé socialement dès mon adolescence, la politique est un sujet important pour moi. A 16 ans j'ai reçu le 1er prix départemental (31) du civisme pour la jeunesse (remis par l'ordre national du mérite section 31), je participe à la vie de mutuelle étudiante et de centre socio-culturel. Je suis élu local de 2008 à 2014 en première couronne de la ville rose, administrateur d'un théâtre / espace culturel. Parallèlement, je préside un club de rugby, dans lequel j'ai terminé ma carrière, en centre-ville de Toulouse de 2010 à 2015. Je débute en tant qu' éditorialiste politique hebdomadaire dans le Journal Toulousain en 2014 puis dans le média PoliticRégion en 2016.

Profil: chargé de communication spécialisé digital et événementiel.