Une syndicaliste voilée à l'Assemblée provoque le départ de députés

58 %
En 2019, 58% des femmes musulmanes vivant en France, déclaraient
n'avoir jamais porté le hijab.

Lors d'une réunion de commission parlementaire ayant pour but de « mesurer et prévenir les effets de la crise du Covid-19 sur les enfants et la jeunesse », jeudi 17 septembre, la syndicaliste UNEF, Maryam Pougetoux, a provoqué le départ de nombreux députés. En cause, le port du hijab par la jeune femme auditionnée.

« Je vais quitter cette réunion » a déclaré la députée Anne-Christine Lang

L'incident s'est déroulé jeudi 17 septembre 2020, lors de la tenue d'une commission parlementaire visant à « mesurer et prévenir les effets de la crise du Covid-19 sur les enfants et la jeunesse ». La syndicaliste UNEF, Maryam Pougetoux, auditionnée dans le cadre de la commission, s'est présentée dans l'Hémicycle voilée. Une tenue vestimentaire qui n'a pas manqué de faire réagir certains députés. Parmi eux, la députée LREM Anne-Christine Lang, qui a déclaré : « Je vais quitter cette réunion ».

La députée, suivie par des députés Les Républicains, a dénoncé le port du hijab au sein du Palais Bourbon : « Je ne peux accepter qu'au sein de l'Assemblée nationale, le cœur battant de la démocratie (...), nous acceptions qu'une personne se présente en hijab devant une commission d'enquête ».

Le port du hijab n'est pourtant pas interdit dans l'enceinte de l'Assemblée

Pour autant, le règlement intérieur de l'Assemblée nationale n'interdit pas « le port de signes religieux pour les personnes auditionnées ». Sandrine Mörch, députée LREM, a pour sa part répondu qu'elle ne laisserait pas « ce faux débat autour du voile rentrer dans cette commission censée travailler sur l'avenir et le présent de la jeunesse dans une situation très compliquée ».

Sur Twitter, la députée de Paris, Anne-Christine Lang, n'a pas changé d'avis, insistant sur les valeurs qu'elle défend en temps que femme et députée : « En tant que députée et féministe, attachée aux valeurs républicaines, à la laïcité et aux droits des femmes, je ne peux accepter qu'une personne vienne participer à nos travaux à l'Assemblée nationale en hijab, qui reste pour moi une marque de soumission ».