Michèle Alliot-Marie : une nouvelle élue LR épinglée pour emploi fictif

La sortie de la vie politique de Michèle Alliot-Marie, ancienne ministre, député européenne et maire, ne sera probablement pas de tout repos. Sous soupçon d’emploi fictif pour son neveu, le Parlement européen lui réclame la modique somme 600.000 euros.

Axelle Ker
Par Axelle Ker Publié le 12 septembre 2023 à 16h28
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Emploi fictif : aucun doute pour le Parlement européen

Cette affaire a provoqué de vives réactions au sein de la classe politique française et européenne. Les personnalités politiques françaises ont le chic pour se faire épingler pour emploi fictif. Même si nous ne connaissons pas encore les tenants et aboutissants de cette affaire, il est certain que celle-ci alimentera de plus belle le dégoût de nos compatriotes à l'égard de leur intégrité. comme d'habitude, certains politiciens se sont précipités pour condamner Michèle Alliot-Marie, d'autres ont choisi la prudence et attendent une enquête approfondie pour établir la vérité. Quoiqu'il en soit, sa réputation ainsi que son intégrité sont entachées.

Au Parlement européen, le neveu de Michèle Alliot-Marie, Florimond Olive, aurait occupé un emploi fictif en tant qu'assistant parlementaire entre 2014 et 2019. Contacté par nos confrères de Le Monde, Florimond Olive a fait part de sa surprise : « J’attends de voir sur quelle base elle se fonde pour agir en conséquence. Mais mon travail d’assistant parlementaire était effectif ». Pendant cette période, l'assistant aurait reçu un salaire substantiel, mais il existe des doutes sur le travail effectif accompli. Les preuves présentées par le Parlement européen suivent les conclusions du rapport de l’Office de lutte antifraude (OLAF). Celles-ci incluent des enregistrements des heures de travail de l'assistant, des témoignages, et des documents comptables. Pour les deux institutions, il n’y a pas de doute, il s’agit d’un emploi fictif.

Michèle Alliot-Marie dépose un recours auprès de la Cour de justice

Si les allégations contre Michèle Alliot-Marie s'avèrent exactes, elle devra rembourser les 600.000 euros réclamés par le Parlement européen. En plus de cela, l'ancienne euro-députée risque aussi d'être sujette à des poursuites judiciaires pour abus de confiance et détournement de fonds publics. Une condamnation pourrait entraîner une peine de prison.

Dans une déclaration publique, Michèle Alliot-Marie a exprimé son incompréhension face à ces accusations. Elle nie catégoriquement les allégations à son encontre et prévoit de contester la décision du Parlement européen en déposant un recours devant la Cour de justice de l’Union européenne. Écartée de la vie politique depuis 2019, la bataille juridique ne fait que commencer.

Axelle Ker

Diplômée en sciences politiques et relations internationales, journaliste chez Économie Matin & Politique Matin depuis septembre 2023.

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