Les réactions politiques au discours de François Fillon

Ce mercredi 1er mars, François Fillon a annoncé qu'il irait jusqu'au
bout malgré sa mise en examen

Ce mercredi 1er mars 2017, François Fillon a annoncé avoir reçu une convocation des juges d’instruction en vue d’une mise en examen. Un rebondissement qui, contrairement à ce qu’il avait déclaré au mois de janvier, ne remet pas en cause sa candidature à l’élection présidentielle.

A droite, un discours qui fait des vagues

Dans la ligné du discours de François Fillon, certains à droite ont choisi de dénoncer un acharnement de la justice, à l’instar du député de Paris Bernard Debré, selon lequel « on veut l'empêcher d'être candidat et il a raison de continuer. Ce n'est pas un complot mais je me pose la question s'il n'y a pas de la part de justice un acharnement disproportionné », ou du président du Sénat, Gérard Larcher, qui considère qu’« il n'appartient pas à un magistrat seul de décider que les électeurs ont tort ». Nadine Morano, interrogée par BFM TV, a déclaré qu’il fallait « respecter son choix de se battre ».

Bruno Le Maire, représentant pour les affaires européennes et internationales pour la campagne de François Fillon, a quant à lui choisi de quitter ses fonctions, reprochant notamment au candidat de ne pas avoir tenu sa parole alors qu’il avait annoncé en janvier qu’il retirerait sa candidature à la présidentielle en cas de mise en examen. Même désaveu du côté de l’UDI qui a annoncé « suspendre » sa participation à la campagne de François Fillon, par le biais de son président, Jean-Christophe Lagarde.

Les réactions des candidats à l’élection présidentielle

En campagne à Trébeurden dans les Côtes d’Armor, Benoît Hamon a dénoncé une « incroyable violence » des propos de François Fillon « à l’égard des magistrats et de la justice », affirmant que « le feuilleton des affaires » impliquant François Fillon « rend médiocre cette campagne présidentielle ». C’est aussi depuis la Bretagne que Jean-Luc Mélenchon a commenté le discours de François Fillon, déclarant avoir de la « peine » pour ses « compatriotes qui auraient le droit d'avoir un candidat qui puisse être présentable ».

Au Front national, Florian Philippot dénonce un coup de com’ et pointe les incohérences de François Fillon « Je vois également un paradoxe, une incohérence dans les propos de M. Fillon quand il parle d’assassinat politique et qu’il participe de cet assassinat. Il ne peut plus faire campagne sur le fond ». Emmanuel Macron a quant à lui dénoncé une « perte de nerfs » ou de « sens des réalités » du candidat de la droite, se déclarant par ailleurs opposé à « une trêve judiciaire ».